Ces êtres extraordinaires étaient des individus que l’Eglise, en punition de leurs péchés et de leurs fautes contre la religion, condamnait à errer pendant un temps déterminé, métamorphosés en bêtes. Parfois en chiens, chats ou moutons, mais le plus souvent en loucs. Leur peine commençait à la tombée de la nuit et prenait fin à l’aube. Épuisant …

Les loups-garous entamaient donc leur course vagabonde tous les soirs à la même heure, au crépuscule, soit isolément, soit par groupes. Ils étaient astreints, les pauvres, à traverser chaque nuit le territoire de sept paroisses, jusqu’à l’expiration de leur peine. Au point du jour, ils reprenaient forme humaine et ne conservaient bizarrement aucun souvenir, ni de leur métamorphose ni de leur équipée nocturne.

Pour faire cesser le maléfice, la solution paraît toute simple mais pas facile en réalité à appliquer. Il fallait frapper ces êtres très particuliers pendant leur transformation en animaux, et leur faire répandre une goutte de sang. Ils reprenaient immédiatement, et avec un soulagement non déguisé, leur forme humaine.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *